26 avril 2009
allons plus en avant...
quand j'étais petit, j'avais un robot télécommandé qui avançait et tournait la tête en (me) disant cette phrase.
Je pourrais continuer à noircir des pages à parler de la nausée qui réveille la nuit, qui mobilise la quasi-totalité de la conscience, à attendre assis dans la salle de bains "que ça passe" ou que ça se calme, de l'attente de ce matin où en ouvrant les yeux et en sondant mon corps, je ne ressens rien de particulier si ce n'est l'envie d'une tasse de thé vert.
Je pourrais parler de cette demi-grimace qui, je le devine, crispe mon visage toute la journée et de mes abdos qui se tétanisent pour lutter je ne sais pas vraiment contre quoi, ce ne je sais quoi qui me rend la position assise (vautré devrais-je dire) comme allongé, difficilement supportable au point que j'arpente les pièces, en recherchant un peu de détente, au sens strictement physiologique, tandis que j'économise mes mots (mmrh est un bon exemple de mon discours minimaliste), tout entier concentré sur la lutte contre le grand chambardement intérieur qui brûle mon énergie des jours durant.
Il y a aussi mon nouveau pote (mais plus pour longtemps, je sens qu'on va se dire tchao bientôt pas fâchés pour autant, mais satisfaits de mettre un peu de distance entre nous) qui me donne rendez-vous toutes les douze heures et que je ne suis pas fâché de voir se pointer quand il me réconforte quelques temps, (minutes, heures) comme s'il me passait le bras sur l'épaule.
Je pourrais parler de ma nouvelle passion pour le chewing-gum, un art que je pratique au long de la journée, qui masque sous des torrents de menthe verte ce goût métallique et cette acidité qui ne quittent pas sinon. Manger ou mâchonner, en planifiant le repas comme si je présentais le menu à mon estomac devenu critique gastronomique.
J'y pense mais je ne le fais parce que j'ai l'impression de me répéter, pris dans ce cycle qui touche à sa fin. Et comme pour avaler les derniers kilomètres d'un marathon, je me concentre sur mes gestes plutôt que sur mes sensations.
Je vais faire ceci, je vais faire cela.
Parce que même changer mes draps est un truc qui me casse pour la journée...
Et le tout sans musique pour éviter d'incommoder mon estomac qui décidément n'en fait qu'à sa tête..
Pffff
25 avril 2009
playlist electro avril 2009
Allez, avouez, vous n'y croyiez plus à une playlist pour ce mois-ci!
Bon, j'avoue que moi non plus vu que des tas de raisons pas intéressantes, écouter de la musique, c'est tout sauf évident pour moi en ce moment et que même quand j'en écoute, ma tolérance aux bpm est réduite... Autant dire que pour faire une playlist avril, il a fallu faire dense, mais grâce à l'intervention de Mich et à quelques recherches récentes, j'ai non seulement de quoi faire une playlist ce mois-ci mais aussi quelques titres pour la playlist de mai ;) (oui, je sais que je ne donne pas l'impression d'être très fiable en ce moment).
Alors pour une fois, pas mal de vocal et pas trop de gros son, parce que ça passe bien pour moi, c'est donc peut-être moins dancefloor mais tout aussi sympa à écouter.
Quelques côtés nineties aussi ce qui vu mon grand âge n'est pas très surprenant et puis un Depeche Mode qui a mon avis a un énorme potentiel club.
Pour les extraits, euh, peut-être, sinon beatport.com vous fournira tout ça.
- Misstress Barbara - Dance Me till the end of night (original mix) / Itunem
- Royksopp - This Must be it (original mix) / Wall Of Sound
- Solid Gold - The Golden Filter (original mix)
- Depeche Mode - Wrong (the Thin White Duke Remix) / Mute
- Tiga - Shoes (original mix) / Different
- Lifelike - Sequencer (original mix) / Vulture
- Shadow Dancer - Golden Traxe (original mix) / Boysnoize records
- Dennis Ferrer - Sinfonia della Notte (original mix) / Strictly Rythm
- Robert Babicz & Martin Eyerer - Salsa Roja (original mix) / KickBoxer Recordings
- David West - The Hideout (original mix) / Tolerant Recordings
12 mars 2009
1 mm
J'ai finalement réglé le sabot de la tondeuse sur 1 mm avant de me raser la tête. Ce n'est jamais qu'1 mm de moins qu'il y a quelques temps et pour les gens qui ont des cheveux euh... de plusieurs centimètres, ça semble ne pas faire de différence et c'est sans doute le cas.
Il a bien fallu se rendre à l'évidence, les 2 mm manquaient sérieusement de densité, alors les réduire à 1 était la seule chose à faire (sauf à se moquer éperdument du côté rizière que prenait mon crâne, ce qui est une option tout aussi valable). Il y avait sans doute aussi un pallier psychologique supplémentaire à franchir pour moi.
J'ai dû aussi renoncer - momentanément- à ma barbe percée de plaques de peau nue.
Encore un truc que j'ai eu du mal à faire.
Ce que je dis doit sembler totalement débile à ceux qui n'ont pas été forcés de le faire.
Comme je l'ai déjà dit, raccourcir ma coupe au plus près de mon crâne n'a jamais été vraiment un problème pour moi, dans la limite de quelques millimètres cependant et j'avais quand j'étais à la fac un coiffeur qui devait sans doute penser que j'étais dans l'armée mais que je refusais de passer sous la tondeuse réglementaire, vu que c'est le seul qui semblait comprendre le sens de l'expression "très court" (au point certes de me couper un bout d'oreille un jour, mais bon, ce sont les risques du métier et c'était risible de voir son regard déconfit tandis que le sang perlait goutte à goutte sur mon joli peignoir lavande).
La tentation de la tondeuse existait donc depuis quelques années, tout comme d'ailleurs - et ça me semble assez mystérieux aujourd'hui- la tentation de me faire teindre en gris comme cela une tendance l'exigeait au début des années 90.
Sans doute une revanche à prendre sur les coupes "brosses allongées" (pas façon desireless, quelque chose de plus "brushé", Duran Duran en plus court) que j'ai eu du mal à supporter adolescent, même sculptées à coup de gel "discostar".
Dire que dans quelques temps, ça me saoulera que tout repousse si vite...
06 mars 2009
à volonté...
A volonté, ça veut avant tout dire qu'on peut en prendre autant qu'on le souhaite, qu'on le veut et éventuellement qu'on le peut.
C'est à chacun de faire comme il le sent. Selon son propre libre-arbitre, en prenant ses responsabilités.
Parce que ce n'est pas forcément rendre service aux gens que de nier leur responsabilité individuelle... Ce n'est pas à la loi de régir l'abus ou non, s'il n'a de conséquence que pour soi-même. Très sincèrement ça me donne la nausée (et j'ai une certaine expérience en la matière ;) de voir la suppression des open bars sous prétexte de "protéger les jeunes".
Ce n'est pas une surprise ni une nouvelle que les jeunes se fracassent la tête le week-end (avec ou sans open bar). C'est pas la meilleure idée du monde, mais c'est comme ça et puis c'est une période qui passe.
Personnellement, l'open bar n'a jamais été pour moi l'occasion de me fracasser la tête plus qu'autrement. Il faut dire que personnellement je n'ai jamais cherché à absorber le max d'alcool en un minimum de temps. Il y a toujours des abrutis pour faire des trucs débiles et malheureusement on n'y peut rien pour eux.
Ma philosophie a toujours plutôt été d'aller plus loin dans la nuit.
J'ai bu un peu, suffisamment à chaque fois, suffisamment pour me rester légèrement déshinibé, de bar en boîte. Grisé par la nuit et la musique.
J'ai eu des nuits courtes, assommé par le whisky perrier et puant la fumée et des matins avec la langue pâteuse.
Des gueules de bois à m'empêcher de pencher la tête pour remplir la casserole d'eau pour me faire un thé. J'ai dormi tout habillé ou retrouvé mes fringues éparpillées sur le chemin de la porte (ouverte?) à mon lit.
J'ai vidé dans des escaliers sombres des verres qu'on me mettait dans la main alors que mon foie hurlait "nooooon" et qu'en fermant les yeux, je ressentais ce bourdonnement si délectable, celui qui fait tourner les plafonds quand on finit par s'allonger.
Oui j'ai bu, avec excès sans doute quelquefois, j'ai marché sur un nuage et sans doute pas très droit en rentrant chez moi, respiré profondément pour réussir à enclencher ma clé dans la serrure ou dormi la tête sur la ceinture de sécurité (et peut-être un filet de salive sur le menton) quand j'avais la chance d'être motorisé.
Mais bon voilà, j'ai mesuré mes excès en me levant le lendemain, comme un automate certes, mais en me levant pour aller à la fac (ou au boulot plus tard). J'ai pris mes responsabilités.
C'est tout.
05 mars 2009
playlist electro mars 2009
Vu que la musique et moi ça fait deux en ce moment, la playlist n'est pas aussi etoffée que d'habitude et d'un style un peu plus "soft", plus vocal aussi.
Mais bon, il faut varier les plaisirs de temps en temps ;)
- Appaloosa - The Day we fell in Love (Todd Stewards Liturgical remix) / Kitsune
- Jay Haze - Can't Forget (Fuckpony Discotech remix) / Tuning sport
- Dennis Ferrer feat. Mia Tuttavilla - Touched the Sky (original mix) / Defected
- Gui Boratto - No turning back (original mix) / Bpitch
- Faithless - Music Matters (Mark Knight Dub mix) / Toolroom
- The Killers - Are We Human? (Armin Van Buuren remix)
- Sebastien Leger - The People (Eric Prydz remix) / Pryda Friends
- Plus & Minus - Atlantide (Plattenspieler remix) / Sphera records
- Gui Boratto - Atomic Soda (original mix) / Bpitch
Pour les extraits, je vais prendre mon courage à deux mains et logiquement, d'ici demain ça sera bon, enjoy ;)
vous en reprendrez bien un peu?
Après mûre réflexion (j'ai pas mal de temps à moi pour mener à bien des cheminements intellectuels de la plus haute importance et il me semble d'ailleurs que j'en abuse insufisamment), je pense qu'avaler un repas au cours d'une séance de traitement, c'est un peu comme manger une choucroute pendant un marathon.
On peut sans doute le faire, mais ce n'est pas le meilleur moyen d'en profiter pleinement...
C'est vrai d'un autre côté que ce n'est pas comme si j'avais une envie démentielle de prendre le chemin de la clinique lorsqu'il le le faut. On se prend à s'habituer aux reports de séance, qui sont moins dus à ma mauvaise volonté, qu'à celle de mes globlules blancs, lesquels gueulent de plus en plus haut et fort leur désapprobation sur ce qu'on leur met sur la gueule, en se faisant la malle.
J'avoue que ce sont des complices sympathiques qui m'ont permis de passer une semaine de plus au chaud et avec de l'appétit.
C'est idiot mais ne se rend pas bien compte que c'est bien l'appétit, sauf quand on le perd pendant un temps certain. Le ballonnement du lendemain de cuite n'a qu'un temps et le soir tout est souvent rentré dans l'ordre, d'une façon ou d'une autre. Mais quand ça se poursuit sur plusieurs jours, on se retrouve à composer avec son propre estomac comme un gamin de cinq ans capricieux:
- bon alors on va faire du jambon aujourd'hui.
- nan, j'en veux pas, j'ai pas envie!
- mais jusqu'ici ça ce plaisait bien le jambon, non?
- oui mais là j'en veux plus!
C'est vrai que sinon je m'ennuierais si je pouvais me baser sur mon expérience de quelques semaines pour me rabattre avec certitude sur ceci ou cela.
En fait non, ce qui m'allait ne me va plus alors pour tout dire, c'est assez chiant, pour moi en particulier.
C'est dingue de voir comment des petits trucs comme ça peuvent arriver à pourrir le quotidien et à se dire "plus jamais ça".
En fait, c'est vraiment comme un marathon. Avant on, se dit "ouais, tranquillou, ça va le faire, j'ai un putain de mental et une condition physique pour aider (là je me vante un peu mais bon, je peux après tout). Et puis au bout d'un moment, ben, il faut se rendre à l'évidence, c'est quand même loin d'être une ballade de santé (je laisse méditer sur la qualité de ce jeu de mots...C'est bon? Alors je poursuis). Mais bon, une fois qu'on est parti, on se dit que ce serait un peu con de s'arrêter avant d'avoir vu la fin (je ne suis pas si on me montrera l'Arc de Triomphe quand j'aurai fini mais ça ferait une similitude de plus).
En fait on profite plus du tout du truc, on se dit juste, il faut tenir jusqu'à la fin, parce qu'on l'a décidé.
Ouais, quelque chose dans ce genre-là.
16 février 2009
heart of darkness
Je joue mon colonel Kurtz en me passant la main dans les cheveux sur le crâne, c'est marrant, on dirait que ça commence à repartir, un peu comme un gazon crâmé certes mais ça repart. C'est bête, si j'avais un meilleur appareil photo et l'appareil (photo) adéquat, je ferais une photo très "brando", les kilos en moins.
C'est vrai aussi que le souvenir "physique" auquel je faisais récemment allusion s'est dissipé finalement depuis quelques jours.
La bonne nouvelle, c'est d'ici la fin de la semaine, c'est reparti (sauf si mes globules blancs ne jouent pas le jeu bien évidemment). Tout cela pour franchir la moitié...
La moitié de ce temps qui s'écoule et que je vois souvent défiler sans réussir à en sortir grand chose d'autre que me remettre tout simplement et me changer les idées.
Les idées sombres qui s'atténuent avec le temps. Je m'habitue (pas trop j'éspère).
C'est vrai que cette période me stresse. J'aimerais d'une certaine façon en sortir différent.
Guéri certainement. Mais bon, le problème n'est pas vraiment là.
Avec un regard différent sur les choses, je l'espère, avec une plus grande capacité à relativiser, sans pour autant me raccrocher à cet épisode qui s'inscrira rapidement dans le temps. Différent comme d'autres évenements plus si récents m'ont changés...
Oui, ça serait bien.
Mais, est-ce que le retour du stress, qui si je me souviens de ce que je viens d'écrire, ne m'a pas vraiment quitté, ne mettra pas un terme à ce genre de bonne résolution, tout comme on oublie les résolutions qu'un réveillon tardif et alcoolisé nous amène à faire...
Qui sait...
Wait and see ;)
12 février 2009
c'est plus comme avant...
Il est des nouvelles comme ça, difficiles à supporter, des bouleversements d'un ordre des choses qu'on croyait établi et immuable.
Pourtant il n'en est rien et Tf1 continue à le prouver.
On croyait déjà que le vingt heures serait éternellement poivre et sel, et voilà qu'il est devenu blond et myope. Qu'on pourrait se vautrer dans le sordide des faits divers sous les commentaires avisés et avertis de Charles Villeneuve?
Mais il y a pire.
Un programme plus riche a été condamné...
Il sentait bon le sable chaud, l'huile de coco et l'alcool bon marché. Il délivrait chaque année son lot d'abdominaux sculptés et de fesses galbées et stringées, une pléïade de prénoms improbables, des répliques à couper le souffle, du suspense, des étreintes moites, des trahisons, des réconciliations, de l'émotion, des présentateurs aux questions tellement tellement innocentes (et tellement pathétiques que même les plus crétins finissaient par en être étonnés), une musique mythique (et qui fait peur).
L'ïle de la tentation vient d'être enterrée, trop "coûteuse" (j'ai l'esprit tellement mal tourné que j'ai d'abord cru lire "douteuse" mais c'était prêter trop d'ironie à une chaîne qui n'en a aucune), dévorée par les flammes dispendieuses du feu de camp qui l'animait (et sans doute également par l'impression qu'on pouvait se foutre de la gueule des participants au-delà de ce qu'on voyait à l'écran, mais c'est une autre histoire)
Qui reprendra ce créneau où le téléspectateur pouvait se vautrer après sa journée de travail et se foutre de la gueule de pauvres diables en proie aux ravages de l'alcool en milieu sexué (rappelons-nous: l'alcool entraîne des rapports sexuels, fussent-ils non protégés) et qui faisaient passer un sms d'ado pour une oeuvre littéraire du 18ème siècle.
C'est bien fait pour moi, je n'avais qu'à faire des choses intelligentes avant...
06 février 2009
autoreverse...
Là, c'est la phase 2 du cycle (C'est idiot de lui donner un numéro, ça donne un côté officiel et protocolaire - et pourtant j'ai ma dose de protocole pour l'instant- d'autant que vu que l'idée vient de moi, je pourrais tout aussi bien l'appeler, la phase beta ou la phase fiesta).
Celle où les effets secondaires sont à peu près dissipés, où je peux penser à autre chose qu'à "faire avec", à part la fatigue latente et ma tension basse et vice-versa, où je retrouve l'appétit et où je m'empresse de profiter. Je mange (et manger avec appétit c'est encore mieux), je bois (pas que de l'eau en tout cas) et je fume (avec délectation), je sors même raisonnablement, je revois des gens, même si ça me fatigue un peu.
Pourtant, la phase 1 est très présente en moi.
Il me suffit d'y penser.
Je vois le bouton de l'ascenseur, ma besace avec mon barda bouquin/ipod, le sixième étage, le long couloir blanc, le bureau d'accueil, le box de ma journée avec son lit couleur saumon du meilleur goût, le repas moyen et la potence à perfusion. Il me suffit d'y penser pour avoir à nouveau cet arrière goût désagréable dans la bouche et entrevoir le fantôme de la nausée. Je n'arrive plus vraiment à ne pas y penser.
Bien sûr dans quelques longues semaines, tout ceci sera fini, alors je devrais simplement profiter des bons jours pour affronter les mauvais. Ensuite, les bons jours se succèderont suffisamment pour effacer ce souvenir sensoriel.
Finalement tout cela est très protocolaire. Une phase down et une phase up et on recommence, presque comme si de rien n'était.
C'est très simple en fait...
05 février 2009
battery low...
Hier j'ai fait une trentaine de minutes de muscu,
En écoutant de la musique qui ne tape pas trop (et en essayant de me souvenir comment mettre une liste de lecture en mode aléatoire sur mon premier ipod et si même on pouvait le faire).
Ca m'a séché autant qu'une séance d'une heure trente comme j'en faisais il y a deux mois. Pourtant sur le moment, les sensations étaient là, la satisfaction de contrôler mon corps dans la réalisation de l'exercice, la sensation d'effort, et la petite giclée d'endorphine pour couronner le tout. Tout comme d'habitude en fait, ce qui était le but.
Sur une période plus réduite bien sûr. J
'essaie pourtant de m'abstenir d'effectuer ce type de comparatif (et on voit bien dans ce message comme j'y parviens d'ailleurs!) qui pourrait s'avérer passablement plombant, surtout si je me laisse aller à penser au temps où je passais 7 ou 8 heures par semaine à faire du sport.
Pourtant ce serait totalement idiot. Autres temps, autres moeurs, en quelque sorte, surtout qu'à l'époque, je fuyais ouvertement le stress d'une période difficile.
Là, je fais ce que je peux, en essayant de ne pas abandonner, tout simplemet, de ne pas céder à la facilité du combiné canapé/ portable/ tv.
Pour me dire que je peux y arriver, que je peux prendre sur moi, malgré la fatigue générale, dompter mon corps qui me trahit ce petit enfoiré. Pendant ce temps là, tout est comme d'habitude (sauf si je regarde les poids....... Non, on a dit pas de comparatif). Je suis à mon max du moment. Et comme tout moment qui se respecte, il n'aura qu'un temps.
Mais pour l'instant il me faut choisir. C'est sport ou courses,, ou sortie le soir parce que sinon je vais revenir avec l'impression d'avoir couru un marathon et des cernes à faire pâlir d'envie un clubber en fin de week-end (et je sais de quoi je parle ;)).
C'est composer avec mon état de forme sur tout au quotidien, en rejetant la pulsion de colère qui monte des fois et qui fait dire "putain pourquoi j'y arrive pas?"
C'est pas grave, c'est comme le reste.
Ca s'apprend ;)
